Biodiversité Marine en Danger

Que dire de plus à la lecture de cet article ?
Encore une fois, quitte à me répéter je dirai qu’il s’agit de choses dont on a connaissance depuis quelques années mais dont nous n’avons toujours pas pris conscience…

L’Homme gère très mal ses ressources et l’accélération de son mode de vie, la mondialisation, la société de consommation dans laquelle nous sommes enfermés n’arrangent pas les choses. Il s’agit d’une société ou nous achetons même ce dont n’avons pas besoin, ou nous stockons comme si notre vie en dépendait, manipulés que nous sommes par un petit nombre de personnes qui en profitent financièrement…
Or ces comportements ont l’effet inverse car ils alimentent et justifient aux yeux des gens sans scrupules leurs activités destructrices.

Lisez cet article et réfléchissez sur vos habitudes de consommation et demandez vous si tout ce que vous achetez au moment ou vous les achetez vous est vraiment utile ? Et dans le cas contraire comment un changement global influencerait peut être les choses dans l’autre sens de la chaîne…

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Paris, France — Le 03/11/06 – Selon, un rapport scientifique publié dans la célèbre revue américaine « Science » , la quasi-totalité des espèces de poissons et de crustacés pêchés pour la consommation auront disparu des océans avant 2050 si les tendances actuelles se poursuivent. Greenpeace demande que 40% des océans soient déclarés réserves marines.
Les auteurs du rapport scientifique tirent la sonnette d’alarme :
« Nos analyses indiquent que sans changement, la situation actuelle laisse présager de sérieuses menaces sur la sécurité alimentaire mondiale, la qualité des eaux côtières et la stabilité de l’écosystème qui affecteront les générations actuelles et futures », écrivent-ils.
« Que l’on regarde les résultats d’expérimentations en laboratoires ou des études portant sur l’ensemble des océans, on fait le même constat, à savoir que la productivité et la stabilité de tout l’écosystème marin diminuent », explique Boris Worm, un biologiste à l’université d’Halifax (Nouvelle-Ecosse), un des co-auteurs.
A ce stade, « 29% des espèces de poissons et de crustacés sont en passe de disparaître », précise Boris Worm ajoutant que « les prises de pêche de ces espèces ont diminué de 90% » ces dernières années. La morue de l’Atlantique nord a déjà atteint le point de non-retour et est considérée comme quasiment éteinte. »Si cette tendance se poursuit, tous les stocks de poissons et de crustacés pourraient être épuisés d’ici 2048″, a ajouté Boris Worm.

La pêche intensive et la pollution menace la sécurité alimentaire.
Pêche intensive

La sur pêche en méditerranée conduit à la capture de poissons de plus en plus petits.
Cette recherche effectuée pendant quatre ans révèle également que la disparition d’une seule espèce accélère le dérèglement de l’ensemble de l’écosystème. A l’inverse, toute espèce qui retrouve un taux normal de reproduction contribue à la santé et à la stabilité des océans ainsi qu’à leur capacité d’absorber des chocs comme la pollution et le réchauffement du climat.

Ces scientifiques expliquent que la perte de biodiversité réduit profondément la capacité des océans à produire des poissons et crustacés, de résister au développement des parasites comme certaines algues ainsi qu’à produire de l’oxygène et à filtrer les substances polluantes.

« L’océan est un grand recycleur, il absorbe les égouts et les recycle en substances nutritives, il retire les toxines de l’eau, produit de la nourriture et transforme le dioxyde de carbone (CO2) en élément de nutrition et en oxygène », souligne Steve Palumbi, un biologiste de l’université Stanford (Californie, ouest) et co-auteur de ces travaux. Pour cette étude, les chercheurs ont fait la synthèse de toutes les données couvrant mille ans d’histoire marine, celles provenant d’études dans 48 zones marines protégées et des statistiques mondiales sur la pêche de 1950 à 2003.

« Toutes ces données montrent aussi qu’il est possible d’inverser les tendances actuelles avant qu’il ne soit trop tard », estiment les auteurs de l’étude, déplorant toutefois « que seul 1% des océans soit protégé actuellement ».
«Les instances politiques nationales et internationales, Nations Unies ou OCDE, ont toujours repoussé la mise en place de mesures de protection à plus tard, invoquant systématiquement qu’un flou scientifique persistait. Là ce nouveau rapport est sans appel. Va-t-on attendre, à l’instar de la morue, que les espèces des grands fonds et le thon rouge aient disparu de la planète? Il est tant que les discussions se transforment en action politique à court terme avec des moratoires sur la pêche des espèces les plus menacées et à long terme avec la mise en place de réserves marines» raconte Aurèle Clémencin de la campagne océan de Greenpeace. [***]

Source : Greenpeace

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Missié Jéjé

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