Le vendredi 13 juillet 2007 à l’hôtel Anchorage de St François en Guadeloupe les amoureux de culture indienne avaient rendez-vous pour une soirée très colorée dans le cadre de la 4ème édition de Miss Sari
Diana RAMASSAMY
Miss Sari 2007
Après 6 heures d’un spectacle riche le public venu très nombreux a pu découvrir le nom de la Miss 2007. Depuis la 1ere édition en 2004 réservée uniquement aux jeunes filles des communes de Ste Anne, St François et du Moule, la manifestation s’est depuis ouverte aux jeunes filles de Port Louis, Petit Canal puis du reste de la Guadeloupe. Cette année un nouveau pas a été franchi et l’ouverture a dépassé les frontières de la Guadeloupe avec l’invitation faite aux îles de Martinique et de Trinidad.

Mme Annick Raghouber
professeur de danse et chorégraphe de la soirée
Mr Eric Rayapin : organisateur de l’élection
Mr David Eugène : Animateur
Dès les premiers passages des candidates, nous avons pu constater qu’il n’y avait pas que des indiennes parmi les jeunes filles. Les organisateurs ont d’ailleurs précisé et expliqué que Miss Sari n’est pas l’élection de la plus belle indienne en Sari, mais celle de l’élégance indienne .

L’important réside dans la manière de porter la tenue traditionnelle…

…et en terme d’élégance nous avons pu nous rendre compte que des chabines, des mulâtresses ou des jeunes femmes noires pouvaient également honorer le Sari. Le jury présidé par le professeur de médecine Eustase Janky avait annoncé que toutes ces demoiselles seraient récompensées ce qui n’était pas pour déplaire à Mlles Sarah Chouro, Indira Bipat, Amandine Dolhen, Kisly Sheikboudou, Geneviève Andrésy, Jennifer Magné, Kelly Dolhen, Mélissa Choun, ou encore Sylvia Mounigadou…
Rivalisant d’imagination et de grâce, nous avons pu admirer le talent de chacune des 15 candidates qui ont tour à tour effectué, en plus de la présentation commune, des chorégraphies personnelles, des mimes, et des chants. La sélection musicale 100% Bollywood était composée d’extraits des films Devdas et Fanaa.

Tenir cette promesse est sûrement à l’origine de la longue attente des résultats par le public. En effet en plus des podiums de Miss Sari et Miss Sari Caraïbes, il fallait attribuer également les prix suivants :
- Prix de la diversité culturelle
- Prix spécial du Jury
- Prix du plus beau sourire
- Prix de l’élégance
- Prix de la meilleure chorégraphie
- Prix RFO
- Prix de la beauté…
Entre les différentes prestations, le public a beaucoup appris sur le sari lui-même, sur la technique du drapé, sur les tissus utilisés etc. Ce fut un récital complet de la gamme de couleurs possible blanc, noir, rouge vif, bleu, rose, jaune safran…
En dehors d’une pause arrivée à point nommé en raison de la forte chaleur dans la salle, le public ne s’est jamais ennuyé et a beaucoup applaudit les danses proposées. Les prestations des jeunes élèves de Guadeloupe de Mme Raghouber, de sa fille, et du trio de danseuses de la troupe Surya Kantamani de Suzy Manyri venues de la Martinique furent particulièrement appréciées.


Juste avant la remise des prix un dernier défilé de mode a mis en valeur le travail d’une jeune styliste locale. C’est donc un public ravi qui a accueilli vers 1h50 du matin la nouvelle de l’élection de Mlle Diana Ramassamy en tant que Miss Sari 2007. Cette annonce ne fut qu’une demi surprise car cette jeune femme de 20 ans avait dès son premier passage conquis le cœur du public avant de confirmer avec éloquence par la suite, lors de la séance de questions sur la culture indienne.
De même c’est sans surprise qu’une des candidates de Trinidad remporte le prix de Miss Sari Caraïbe. Elle avait mélangé parfaitement le port du Sari et la culture Soca de Trinidad à travers une chorégraphie très très très…rythmée.
L’annonce de la venue éventuelle de jeunes filles de l’île Maurice et de l’Inde l’an prochain n’est pas pour diminuer l’intérêt du public pour cette manifestation qui sera sans doute un élément incontournable du calendrier 2008
Podium de Miss Sari 2007
Miss Sari : Diana Ramassamy
1ère dauphine : Kissely Sheikboudou
2ème dauphine : Sylvia Mounigadou
Podium de Miss Sari Caraïbe
Toute la soirée ces demoiselles ont été

Elégantes

Précises

Charmeuses

Techniques

Divines
Sensuelles

La relève déjà présente est à la Hauteur…
Toutes Les Photos de la soirée en Ligne ici
Et quelques Vidéos
Chorégraphie de Miss Sari Caraïbes
Danseuses de la troupe Surya Kantamani
Défilé des Miss Blog de Vanessa Kichenin, 1ere Miss Sari
Autres

One Comment
Que dire au delà de l’élection ?
Ce genre de manifestations a pour résultat de rassembler dans un même lieu plusieurs personnes ayant des centres d’intérêts communs. Au fil des conversations lors de cette soirée il en est ressorti que l’indianité a de beaux jours devant elle aux Antilles. Comme l’a dit elle même la Miss nouvellement élue, une des raisons qui l’a poussé à se présenter est sa soif de connaissance d’un pan incontournable de la culture guadeloupéenne.
Avec les îles invitées, nous parlerons même de pan de la culture antillaise et Caribéenne. Longtemps stigmatisée et même diabolisée la culture indienne, la culture hindoue ose désormais s’afficher. C’est très judicieux de la part des organisateurs d’ailleurs d’y avoir introduit le thème de la diversité culturelle.
L’indianité doit s’afficher, s’affirmer et doit être un témoin parmi les nombreux exemples de la richesse culturelle de notre région. Pour cela une des choses à retenir également est la soif de connaissances des jeunes, mais cependant une certaine réticence encore des plus anciens à transmettre un savoir, qui depuis l’arrivée des premiers indiens en 1853/1854 tend à se perdre. L’exemple du parler de la langue tamoul en est un exemple, celui des cultes religieux en est un autre.
L’Hôtel Anchorage et ses clients ont eu un aperçu le temps d’une soirée de ce que peut être la diversité en voyant se côtoyer saris, robes, jupes et jeans portés par les femmes…
Et les Hommes ?
Comme le faisait remarquer Mme Raghouber, les choses évoluent lentement mais sûrement. Lors de la première édition de Miss Sari, aucun homme n’était en tenue indienne. Ce vendredi 13 juillet 2007, ils étaient suffisamment nombreux pour que cela se remarque.
Nous sommes petits sur la carte mais notre culture est riche !!!
Continuons donc le travail sur nous même, continuons à en prendre conscience et qui sait peut être que demain…